Louer à des particuliers un bien meublé expose vos équipements à un risque. La législation française n’oblige pas à souscrire à une assurance pour votre location de vacances. Cependant, pour prévenir de potentielles dégradations, nous vous conseillons d’en souscrire une. Bien que les risques soient limités, une assurance location saisonnière vous permettra de louer sereinement.

Pourquoi prendre une assurance pour votre location saisonnière ?

Une assurance offre la garantie à vos locataires d’être couverts s’ils se blessent à l’intérieur de votre location de vacances et vous protège également contre les dégâts que ces derniers pourraient provoquer. Un verre cassé, un linge taché, un tapis abîmé : autant de petits incidents vite arrivés. Dans les cas les plus graves, vous pourriez être confronté à un incendie ou un dégât des eaux qui pourraient aussi toucher vos voisins. Toutefois, ces risques sont faibles et les vacanciers respectent généralement les biens d’autrui.

Pour vous protéger, vous pouvez bien sûr demander une caution qui permet à votre locataire de prendre conscience du montant qu’ils risquent de payer en cas de dégradation de votre location de vacances. Il est fortement recommandé de souscrire à une assurance habitation location saisonnière qui viendra compléter l’assurance villégiature de vos locataires. Vous pourrez vous tourner vers votre assureur en cas de problème grave. Concernant les dégâts mineurs, il est parfois plus judicieux de retenir les frais de remplacement sur la caution pour éviter les démarches administratives liées à votre assurance.

Pascal P., propriétaire d’un appartement à Chamonix : « En dix ans de location saisonnière, il m’est arrivé plusieurs fois de retenir une dizaine d’euros sur la caution de mes locataires. Ils ont beau faire attention, un verre cassé, ça arrive à tout le monde. La seule fois où j’ai eu recours à mon assurance, c’est lorsqu’il y a eu un dégât des eaux dans le logement. Et ce n’était pas la faute du locataire évidemment. »

Assurance location de vacances : comment ça marche ?

Il existe deux types d’assurance : l’assurance location saisonnière pour le propriétaire et l’assurance villégiature ou la responsabilité civile pour les locataires. De nombreux contrats d’assurance habitation proposent une extension, payante ou non, pour les locations saisonnières. Chaque assureur propose plusieurs niveaux de couverture.

L’assurance du propriétaire

En tant que propriétaire, vous êtes responsable si un sinistre, tels un incendie ou un dégât des eaux, survient dans votre logement et/ou s’il impacte une tierce personne ou vos voisins. Les assurances habitation pour location saisonnière proposent la garantie « pour le compte de qui il appartiendra ». Celle-ci assure votre bien et son équipement, ainsi que les vacanciers et vos voisins. Cette clause dispense le propriétaire de demander à son locataire la preuve qu’il est bien assuré. Une option qui permet à tous d’être couverts et sereins face à d’éventuels dégâts.

Il est possible de faire ajouter la clause « abandon de recours » qui devra apparaître sur le contrat de location. Dans ce cas, vous et votre assureur ne pouvez engager de poursuite contre le locataire en cas de sinistre. Celui-ci reste toutefois responsable vis-à-vis des voisins et des tiers.

Dans le cas où vous louez un logement assuré classiquement, vous devez informer votre assureur pour étendre votre assurance ou vous assurer que celle-ci contient bien une garantie multirisque habitation appelée « responsabilité civile du propriétaire ». Vous devez vérifier que celle-ci fonctionne également pour vos locataires afin qu’ils soient bien protégés en cas d’accident corporel.

Pour renforcer la couverture de votre assurance habitation temporaire, vous pouvez ajouter une dernière garantie dite « recours des locataires contre le propriétaire ». Ainsi, les locataires seront indemnisés en cas de dommages causés par un incendie ou un dégât des eaux lié à un défaut d’entretien du bâtiment.

Une fois vos garanties d’assurance location saisonnière choisies, il est essentiel de procéder à un état des lieux précis et d’estimer la valeur de chaque objet. Nous vous conseillons de conserver chaque facture qui sera utile en cas de casse ou de vol pour votre assurance ou pour déduire le montant de la caution. En cas de problème, il est important que vous préveniez au plus vite votre assureur.

L’assurance du locataire

De son côté, le locataire est théoriquement assuré par sa propre assurance multirisque habitation. Son contrat d’assurance de résidence principale peut contenir une clause d’assurance villégiature. Attention toutefois, cette garantie ne s’applique pas dans tous les pays étrangers et il convient au locataire de bien vérifier les conditions d’applications de son assurance.

Si ce n’est pas le cas, les vacanciers peuvent souscrire à une assurance complémentaire pour la durée de leurs vacances. Cela ne coûte pas très cher et permet d’être assuré en cas de problème ou si le propriétaire à opter pour la clause d’abandon de recours. Ce type d’assurance pour location de vacances vise principalement les « risques locatifs » vis-à-vis du propriétaire et le « recours des voisins » vis-à-vis des voisins.

Le locataire peut également faire jouer sa responsabilité civile qui fait partie de n’importe quelle assurance multirisque habitation. Les locataires devraient emporter une copie de leur contrat afin d’avoir les détails de leur couverture en cas de problème. Bien que ce soit rarement le cas dans la réalité. Dans le cas contraire, votre assurance vous indemnisera avant de se tourner vers l’assurance de votre locataire pour se faire rembourser.

Anne J. : « Lors de nos dernières vacances en Bretagne, j’ai dû faire marcher ma responsabilité civile, car ma fille a fêlé (par accident) la plaque vitrocéramique de notre location de vacances. Ce fut un soulagement quand j’ai appris que je pouvais l’utiliser pour ce genre d’incident. »

Pour faciliter vos démarches, quelques solutions de gestion locative telles que maeva.com intègrent gratuitement une assurance location saisonnière en cas de dégradation à hauteur de 100 000 €. Vous pouvez ainsi louer votre location de vacances sereinement et sans risque !