La location meublée saisonnière est soumise à une réglementation dont il faut prendre connaissance pour être en règle avec la loi et être protégé en cas de problème ou de contrôle fiscal. Dans cet article, nous vous présentons quelques éléments de la législation à connaître avant de s’engager. De la loi Warsmann à la loi Alur, en passant par le contrat de location et les assurances, voici ce que vous devez savoir sur la législation de la location saisonnière.

Législation et location saisonnière : ce que dit la loi

Il existe plusieurs lois utilisées pour la réglementation de la location saisonnière, soumise au Code civil et du Code du tourisme. Pour l’instant, aucune loi ne réglemente les prix. Vous êtes libre de fixer votre loyer, à condition de rester raisonnable bien sûr.

La loi Warsmann

Avant de mettre votre bien en location saisonnière, la loi impose de prendre quelques dispositions. Par exemple, la loi Warsmann (22/03/2012) impose de déposer le formulaire Cerfa 14004*02 à la mairie de la commune, sauf s’il s’agit de votre résidence principale. Cette déclaration est obligatoire pour toutes les locations meublées à des fins touristiques, sous peine d’être condamné à une amende de 45 à 450 €. Il vous suffit d’indiquer vos informations personnelles et la description du logement en question : nombre de pièces, nombre de personnes pouvant être accueillies, ainsi que les périodes de location. Cette déclaration n’est pas transmise aux impôts, mais permet de réclamer la taxe de séjour.

La loi Alur et la location saisonnière : le cas particulier de la location saisonnière à Paris

La loi Alur, aussi appelée loi Duflot, définit la location saisonnière comme le fait de « louer un local meublé destiné à l’habitation de manière répétée pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile ». Cette loi a été instaurée dans le but de réguler (et limiter) le nombre de logements dédiés à la location saisonnière dans les zones dites tendues. Elle impose aux propriétaires d’obtenir une autorisation visant à changer l’usage du logement.

Elle s’obtient auprès de votre mairie et concerne la location saisonnière à Paris, dans les départements d’Ile-de-France et les villes de plus de Cette autorisation est difficile à obtenir et onéreuse. A Paris, la législation sur la location saisonnière est plus stricte. En cas de contrôle, vous pouvez être condamnée à 25 000 € d’amende et à une astreinte de 1 000 € par jour si vous ne pouvez pas justifier de cette autorisation. Les communes tendent de plus en plus à durcir la réglementation de la location saisonnière entre particuliers du fait la forte croissance du marché.

Si vous passez par une agence ou un site internet tel que maeva.com la loi vous oblige à déclarer sur l’honneur l’obtention de cette autorisation. Vous n’êtes pas concerné par la loi Alur s’il s’agit de votre résidence principale et que vous l’occupez au moins 8 mois par an.

Réglementation et location saisonnière : ce qu’il ne faut pas oublier

Le contrat de location saisonnière

Il est obligatoire d’établir un contrat de bail. En effet, la loi sur la location saisonnière prévoit que « toute offre ou contrat de location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l’indication du prix demandé ainsi qu’un état descriptif des lieux ». Ce contrat permet de vous protéger et votre locataire en cas de litige. Vous pouvez trouver des modèles de contrat sur Internet ou le faire établir par une société de gestion location telle que maeva.com.

Plusieurs informations doivent apparaître sur votre contrat de location saisonnière (droit commun des contrats, code du tourisme, décret du 14 février 1967) :

  • Vos coordonnées, ainsi que l’adresse de votre location de vacances ;
  • Les jours d’arrivée et de départ, ainsi que les heures ;
  • Le nombre maximum de personnes possibles ;
  • Vos restrictions concernant les animaux et les fumeurs ;
  • Le coût total de la location et les taxes de séjour ;
  • Les conditions de paiement et d’acompte ;
  • Votre politique d’annulation ;
  • La superficie habitable et l’inventaire du mobilier intérieur (et extérieur s’il y a lieu). 

Contrairement à une résidence principale, le locataire n’est pas en mesure de visiter le bien avant sa location. L’idéal est de fournir un descriptif le plus détaillé possible pour éviter toute déconvenue. La signature du bail de location saisonnière se fait souvent à distance et peut être faite par le biais d’une signature électronique, qui a la même valeur juridique qu’une signature manuelle.

Les cas particuliers :

Le cas des copropriétés

Si votre bien se trouve dans une copropriété, vous devez vérifier que celle-ci ne s’oppose pas à la location saisonnière. En effet, dans le but de préserver la tranquillité des habitants d’un immeuble, une copropriété peut interdire la location saisonnière ou les activités commerciales. Cette information se trouve dans le règlement de la copropriété.

Le cas des locataires

Si vous êtes locataire et que vous souhaitez louer votre appartement en location saisonnière quelques semaines par an, vous devez préalablement obtenir l’autorisation écrite de votre propriétaire. En effet, étant vous-même locataire, vous ne ferez pas de la location, mais de la sous-location. A défaut, vous vous exposez à des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la résiliation du bail.

Les assurances :

Que vous soyez propriétaire ou locataire, vous devez vous assurer que votre assurance habitation couvre bien les risques en cas de location saisonnière ou demander une extension de garantie à votre assureur. Ceci afin de protéger votre logement, mais aussi les vacanciers.

Comme vous pouvez le constater, la location saisonnière exige d’être familiarisé avec la législation française. En cas de doutes, vous pouvez confier votre bien à une agence de gestion location telle que maeva.com. Des professionnels sont à votre disposition pour vous orienter et vous conseiller.